Témoignages pour l’Eglise, vol. 3 p. 475-478 Jour 458

Chapitre 72 — La bienfaisance

“Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu: alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût.” Proverbes 3:9, 10.

“Tel, qui donne libéralement, devient plus riche; et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé.” Proverbes 11:24, 25.

“Celui qui est noble forme de nobles desseins, et il persévère dans ses nobles desseins.” Ésaïe 32:8.

La sagesse divine a établi, dans le plan du salut, la loi de l’action et de la réaction. Il en résulte que l’œuvre de bienfaisance, dans toutes ses branches, est doublement bénie: celui qui donne aux pauvres leur est en bénédiction, et lui-même en reçoit une plus grande encore.

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La gloire de l’Evangile

Afin que l’homme ne perdit pas cette bénédiction résultant de la bienfaisance, notre Rédempteur en fit son collaborateur. Dieu aurait pu sauver les pécheurs sans se servir de lui, mais il savait que l’homme ne saurait être heureux s’il ne participait pas à cette grande œuvre. Par un enchaînement de circonstances qui font appel à sa charité, il reçoit du Seigneur les meilleurs moyens de cultiver la bienfaisance et l’habitude de donner, soit aux pauvres, soit pour la proclamation de l’Evangile. Les nécessités d’un monde qui se perd font appel à nos talents — argent et influence — pour faire connaître aux hommes la vérité qui les sauvera. En répondant à ces appels par des actes de charité, nous sommes transformés à l’image de celui qui s’est fait pauvre pour nous. En donnant, nous faisons du bien, et nous amassons ainsi de véritables richesses.

C’est la gloire de l’Evangile de restaurer l’image divine en l’homme pécheur par une manifestation continuelle de bienfaisance. Cette œuvre a commencé dans les parvis célestes, et c’est là que le Seigneur a donné aux humains une preuve éclatante de son amour à leur égard. Il a “tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” Jean 3:16. Ce don du Christ révèle le cœur du Père. Nous avous ainsi l’assurance qu’ayant entrepris notre rédemption, il n’épargnera rien, quoi qu’il puisse lui en coûter, pour aller jusqu’au bout.

L’esprit de libéralité est l’esprit du ciel. C’est sur la croix que l’amour du Christ s’est révélé. Pour sauver l’homme, le Sauveur abandonna tout ce qu’il possédait, puis il se donna lui-même. La croix du Calvaire fait appel à la générosité de tout disciple du Christ. Le principe qu’elle met en évidence, c’est donner, toujours donner. C’est par la bienfaisance et les œuvres charitables que l’on voit le véritable fruit de la vie chrétienne. Le but des mondains, c’est gagner, toujours gagner. Ils s’imaginent parvenir ainsi au bonheur. Mais lorsque le principe qui les a conduits a produit toutes ses conséquences, il n’apporte que la misère et la mort.

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La lumière de l’Evangile qui émane de la croix du Calvaire condamne l’égoïsme et encourage la libéralité et la bienfaisance. Pourquoi se lamenter lorsque les appels à la générosité se multiplient? La providence divine nous invite à sortir de notre sphère d’action pour entreprendre de plus grandes choses. A notre époque, où les ténèbres morales couvrent le monde, il ne saurait y avoir de terme à notre activité. Un grand nombre d’enfants de Dieu sont en danger de tomber dans les pièges de la mondanité et de l’avarice. Puissent-ils comprendre que c’est la miséricorde divine qui fait appel à leurs moyens! Ils imiteront le grand Modèle lorsqu’ils prendront en considération les objectifs qui se rapportent à la bienfaisance.

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Tatiana Patrasco

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