Témoignages pour l’Eglise, vol. 1 p. 635-638 Jour 158

L’homme, un instrument de Dieu

Toute chose bonne ici-bas y a été placée par la main bienfaisante de Dieu comme une expression de son amour envers l’homme. Les pauvres sont à lui au même titre que la cause de la vérité. Il nous a confié des biens afin que nous nous en servions pour le salut de nos semblables. Chacun a une œuvre à faire dans le grand champ de la moisson; et cependant nul ne doit s’imaginer que le Seigneur dépende de l’homme. Dieu pourrait prononcer une parole, et chaque pauvre deviendrait riche. En un instant, il pourrait guérir les hommes de toutes leurs maladies. Il pourrait se passer de tous les prédicateurs et faire des anges ses ambassadeurs. Il aurait pu écrire la vérité sur le firmament ou l’imprimer sur les feuilles des arbres et sur les fleurs des champs; ou la proclamer d’une voix forte du haut du ciel. Mais Dieu qui est toute sagesse ne choisit aucun de ces moyens. Il savait que l’homme devait faire quelque chose pour que la vie lui soit un bienfait. L’or et l’argent sont au Seigneur, et il pourrait en faire pleuvoir du ciel si tel était son bon plaisir. Mais au lieu de cela, il a fait de l’homme son intendant, lui confiant des richesses, non pour thésauriser, mais pour les employer au bien des autres. Il a ainsi fait de l’homme l’intermédiaire par lequel il répand ses bénédictions sur la terre. Dieu a organisé le système de bienfaisance pour que l’homme puisse devenir comme son Créateur, charitable et sans égoïsme, et afin qu’il ait un jour part à la récompense éternelle et glorieuse. 

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Dieu agit par des instruments humains; et tous ceux qui réveillent la conscience des hommes, qui les incitent à produire de bonnes œuvres et à s’intéresser réellement à l’avancement du règne de Dieu, ne le feront pas d’euxmêmes, mais par l’Esprit qui agit en eux. Les vœux faits dans ces circonstances sont sacrés, étant les fruits de l’œuvre du Saint-Esprit. Lorsqu’ils sont réalisés, le ciel accepte l’offrande, et les auteurs de ces libéralités placent leur argent dans les banques du ciel. Ces chrétiens font un bon placement pour l’avenir et ils hériteront ainsi la vie éternelle. 

Mais lorsque la présence de l’Esprit de Dieu ne se fait plus sentir aussi vivement, et qu’ils s’occupent de choses temporelles, ils sont tentés de douter de la valeur de l’engagement qu’ils ont pris volontairement. Cédant aux suggestions de Satan, ils se disent qu’on a fait pression sur eux, qu’ils ont agi sous l’excitation du moment, que les besoins d’argent ont été exagérés, qu’ils ont été entraînés à prendre un engagement sans en bien comprendre la raison et, par conséquent, ils désirent être déliés de leur vœu. Les prédicateurs peuvent-ils accepter leurs excuses et dire: “Vous n’avez pas besoin de tenir votre engagement; vous êtes déliés de votre vœu”? S’ils le faisaient, ils participeraient au péché dont se rend coupable celui qui retient ce qu’il a promis au Seigneur… 

Une église est responsable des engagements de ses membres. Si un frère néglige d’accomplir ses vœux, il faut lui parler avec bonté, mais clairement. Si les circonstances ne lui permettent pas de s’en acquitter, et s’il est un membre fidèle, que l’église lui vienne en aide. On pourra ainsi vaincre la difficulté et en recevoir une bénédiction. 

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Le Seigneur aimerait voir les membres de son Eglise considérer leurs obligations comme ayant la même valeur que celles qu’ils ont contractées envers un créancier quelconque. Que chacun examine sa vie passée, afin de se rendre compte s’il n’a pas négligé de s’acquitter de quelque vœu. Dans ce cas, qu’il fasse tous ses efforts pour payer jusqu’au “quart de sou”; car nous devons tous comparaître devant un tribunal où, seules, l’intégrité et la vérité nous permettront de subsister.

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Chapitre 101 — Testaments et legs

“Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.” Matthieu 6:19, 20. L’égoïsme est un péché qui dessèche l’âme. Il entraîne après lui l’avarice, qui est une idolâtrie. Tout appartient à Dieu, car la prospérité dont nous jouissons est un effet de la bonté divine. Dieu donne avec libéralité, et s’il réclame une part des biens dont il nous a abondamment pourvus, ce n’est pas pour s’enrichir, car il n’a pas besoin de nos dons. Il veut simplement nous donner l’occasion de manifester l’esprit de sacrifice, l’amour et la sympathie envers nos semblables. Ainsi, notre développement spirituel atteindra les plus hauts sommets.

Sous toutes les dispensations, d’Adam à nos jours, Dieu a affirmé ses droits sur les biens de l’homme. C’est moi, a-t-il dit, qui suis le légitime propriétaire de l’univers. Consacrez-moi donc les prémices; apportez-moi un tribut au titre de fidèles sujets; reconnaissez ma souveraineté en me rendant ce qui m’appartient. Vous pourrez alors jouir des fruits de ma magnificence et ma bénédiction vous accompagnera. “Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu.” Proverbes 3:9. 

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